Santé mentale

Les oméga-3 et les autres acides polyinsaturés représentent 1/3 de tous les acides gras présents dans le système nerveux central, c’est-à-dire le cerveau et la moelle épinière. Quant aux oméga-3 à proprement parler, ils constituent 20% de la masse « sèche » du cerveau, ce qui montre bien leur importance.

Dans les neurones, les oméga-3 permettent de stabiliser la membrane et donc d’assurer le bon fonctionnement de mécanismes vitaux tels que l’entrée et la sortie d’ions dans les cellules. Ils assurent aussi l’intégrité des récepteurs membranaires auxquels s’accrochent toutes sortes de molécules, dont les neurotransmetteurs. Et les études sont formelles : lorsque la concentration de ces acides gras diminue dans le cerveau, les neurones fonctionnent moins bien. Quels peuvent en être les effets ?

Depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études ont établi un lien entre les acides gras oméga-3 et certaines maladies mentales. Ainsi, plusieurs études cliniques suggèrent qu’un déficit d’oméga-3 favoriserait, entre autres :

  • les troubles de l’humeur et l’anxiété

  • les psychoses

  • les troubles de l’attention

  • les maladies obsessionnelles compulsives

  • les troubles de la personnalité

  • les troubles dépressifs

  • les démences

  • l’autisme

Les travaux scientifiques permettent de conclure que ces acides gras ont un effet protecteur potentiel contre les troubles psychiatriques.