Inflammation

Les omégas-3 (ainsi que des autres graisses)  donnent naissance à des dérivés appelés eicosanoïdes qui permettent à nos cellules de communiquer entre elles. En 1982, le Suédois Bengt Samuelsson a reçu le prix Nobel de médecine pour avoir découvert et élucidé les modes d’action des eicosanoïdes dans l’inflammation.

Les eicosanoïdes ont des effets qui s’apparentent à ceux des hormones et agissent d’ailleurs en accord avec elles, à la manière d’un orchestre. Les eicosanoïdes participent entre autres à la régulation de :

  • la pression artérielle

  • la coagulation sanguine

  • la fonction cardiaque

  • la contraction des bronches

  • la protection des muqueuses digestives

Surtout, les eicosanoïdes modulent l’ensemble des phénomènes inflammatoires et immunitaires dans l’organisme. Mais tous les eicosanoïdes ne se ressemblent pas. Les graisses de la famille oméga-6 libèrent entre autres une famille d’eicosanoïdes pro-inflammatoires (ce qui provoque l’inflammation). Les eicosanoïdes oméga-6 favorisent aussi la coagulation, la vasoconstriction et la prolifération cellulaire.

A l ‘inverse, les eicosanoïdes oméga-3 protègent contre l’inflammation et sont plutôt vasodilatateurs.

Notre alimentation, qui apporte trop d’oméga-6 et pas assez d’oméga-3, entraîne une surproduction d’eicosanoïdes inflammatoires, vasoconstricteurs, coagulants. Or, les inflammations, pour ne citer qu’elles, sont à l’origine d’un nombre considérable de maladies chroniques. On peut donc affirmer que le déséquilibre oméga-6/oméga-3 nuit à la santé et qu’il peut doit être avec une prise suffisante d’oméga 3.

Comme ça, la prise des omégas-3 a un effet positif sur plusieurs maladies inflammatoires.